Transport urbain et qualité de l'environnement
Abstract
Le développement incontrôlé du parc automobile mondial (plus de 400 millions de véhicules) génère des effets pervers bien documentés : accidentologie, inégalités entre automobilistes et usagers des transports collectifs — illustrées par l'exemple de Mexico, où 97% des véhicules immatriculés, tous privés, n'assurent que 21% des déplacements —, surconsommation d'espace urbain et d'énergie. A Casablanca, le transport urbain engendre des nuisances environnementales comparables à celles observées dans des villes similaires : pollution atmosphérique et pollution sonore, qui ne font l'objet d'aucune mesure fiable ni d'aucun encadrement juridique contraignant en droit marocain, qu'il s'agisse de prévenir les émissions polluantes ou d'en réparer les conséquences. Le droit comparé offre deux types de réponses : des mesures correctrices ponctuelles agissant sur la source de la nuisance (carburants moins polluants, pots catalytiques, véhicules moins bruyants), et des approches plus globales de planification des transports urbains privilégiant les transports collectifs et une meilleure organisation de l'espace urbain. Une intervention législative marocaine spécifique en matière de transport urbain respectueux de l'environnement s'impose désormais, la complexité de l'action normative requise tenant à la multiplicité des paramètres techniques, économiques et sociaux à concilier.
Recommended Citation
Mekouar, Mohamed Ali
(1982)
"Transport urbain et qualité de l'environnement,"
Revue Marocaine de Droit, d'Economie et de Gestion (Moroccan Journal of Law, Economics and Management): Vol. 1:
Iss.
2, Article 29.
https://doi.org/10.66499/2665-7112.1762
Available at:
https://scholarhub.univh2c.ma/remadeg/vol1/iss2/29
DOI
10.66499/2665-7112.1762