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Abstract

Cette étude analyse l’appropriation des technologies numériques par les jeunes femmes de l’oasis de Toudgha (Tinghir) à travers le prisme de la sociocritique et des études de genre. Dans un contexte marqué par un contrôle patriarcal, le smartphone apparaît comme un outil de « braconnage » quotidien. À travers une intimité « sous la couette », l’espace virtuel devient un refuge nocturne, favorisant l’expérimentation identitaire face aux stigmates sociaux tels que le divorce et le mariage précoce. Fondé sur trente entretiens qualitatifs, l’article explore la tension entre l’émancipation numérique et la reproduction des inégalités du monde réel. Si le monde virtuel permet de contourner la surveillance collective par une présentation de soi stratégique, il demeure un lieu de lutte où autonomie et résistance sont constamment négociées.

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